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lundi 18 novembre 2013

Exposition Vallotton, Grand Palais

Bonsoir à tous,

Aujourd'hui je m'attaque à un exercice assez difficile, puisqu'il s'agit de vous présenter un artiste dont je n'avais jamais entendu parler auparavant, Félix Vallotton.

Il est actuellement exposé au Grand Palais dans une exposition intitulé Félix Vallotton, Le Feu sous la Glace.

Autoportrait à l'âge de 20 ans, 1885
Avant de commencer à parler des œuvres, parlons de l'artiste ! Vallotton est un artiste né Suisse, mais naturalisé français, auteur de 1700 tableaux, plus de 200 gravures, 30 écrits sur l'art et même 10 pièces de théâtre !
Il a pendant un temps été attaché au groupe des Nabis,  un mouvement post-impressioniste d'avant garde dont on entre autres fait partie Maurice Denis et Paul Sérusier.

Vallotton est un artiste considéré comme inclassable, et reste assez méconnu à notre époque.

Le Bain turc,1907

Voici une œuvre majeure de l'artiste, le Bain Turc.

On peut voir ici des éléments thématiques et stylistiques qui se retrouveront tout au long de la vie de Vallotton.

Commençons par le style: il est assez froid, très précis dans les formes, presque chirurgical.
Vallotton est en effet un "partisan" de la pureté de la ligne, dans son travail, il construit d'abord les contours, avec énormément de soin, et seulement après se charge de la coloration, qui selon lui a moins d'importance.
Il est en cela un successeur d'Ingres, l'artiste de la ligne et de la précision par excellence, pour lequel il a beaucoup d'admiration.

Venons en au thème, celui ci est bien entendu celui des femmes,  on le retrouvera dans de très nombreuses œuvres de l'artiste, et c'est sous ce thème que s'illustre le plus le titre de l'exposition, le feu sous la glace.

Ce n'est pas le tableau qui fait ressortir "le feu" le plus évidemment, mais déjà, sous un vernis de perfection, par la ligne et les couleurs froides, l'atmosphère du tableau semble au départ tranquille, paisible, mais en  y regardant plus précisément on vois déjà poindre une certaine violence.

Par exemple, arrêtons nous sur les visages; il y a 6 femmes présentes dans le tableaux, et on n'en vois précisément que 3, et aucun de ceux ci ne porte la moindre trace de joie ou d'affection: dans ce moment d'intimité, les regards sont au contraire soit inquisiteurs, soit ébahis.
Chez Vallotton, on retrouve très souvent ce sentiment qui semble de l'aigreur: il peint des personnages esthétiques, beaux, mais dont on vois les vices cachés.

Plus loin que le thème général des femmes, c'est sur la confrontation des sexes que Vallotton travaillera, et comme on le vois ici, même en faisant un tableau uniquement féminin, le conflit est déjà présent.
Le clivage homme-femme dans l'oeuvre de l'artiste ira croissant et ira dans ses dernières créations jusqu'a la barbarie.

La Chambre Rouge,1898

Difficile de mettre plus en évidence la distance dans un couple que sur ce tableau !

Dans cette peinture, on aperçois les deux personnages en dernier, l'œil est d'abord attiré par la couleur de la pièce, en particulier la table en bas à gauche, sur laquelle repose une canne dont l'équilibre semble tenir du miracle, en écho au couple présent dans le tableau.

En plus de la canne, l'endroit ou se situent les personnage tend aussi à donner l'impression que la rupture est proche: ils sont entre la pièce de vie et un lieu sombre, dans l'embrasure d'une porte.

C'est bien sur par la couleur que cette impression se fait la plus forte, entre une pièce rouge, rappelant la vie et presque l'intimité du couple, et la pièce du fond qu'ils occupent ou ne filtre aucune lumière.

La posture de l'homme est elle aussi révélatrice, on sent bien dans sa manière d'être qu'il essaie de convaincre la femme, il tente d'être persuasif, mais à la manière même dont le tableau est construit, et connaissant le point de vue de Vallotton sur la vie conjugale, on devine bien aisément comment cela se terminera.

Encore une fois, on retrouve très bien cette idée de tension sous-jacente, avec un titre de tableau d'ailleurs très évocateur: on se focalise d'abord sur la chambre, mais le sujet principal de la peinture est en fait le couple et ses tourments, que l'on découvre ensuite.

Orphée dépecé, 1914
Dans ce tableau qui se situe vers la fin de l'activité de Vallotton, il ne dissimule plus la guerre des sexes, il va même très largement vers la caricature !

Après une vie passée dans laquelle il se trouvait en conflit permanent avec sa famille et particulièrement les femmes de son entourage, le début du féminisme ne fait que jeter de l'huile sur le feu.

Dans ce tableau inspiré d'un évènement mythologique, dont le thème passe d'ailleurs complètement au second plan, on a la représentation crue d'un massacre en règle.

Sans m'attarder sur cette œuvre, elle constitue le paroxysme de la violence entre homme et femme et on voit bien l'évolution de l'artiste, dont on peut maintenant ressentir pleinement l'aigreur, presque la haine face à une société mondaine ou les femmes se font le baromètre de l'opinion public et juges de chaque évènement, notamment artistique.

Verdun, 1917
Et je terminerais cet article avec un tableau complètement différent, peint par Vallotton, vous l'aurez deviné, à l'occasion de la bataille de Verdun en 1917.

Au début de la guerre, Vallotton était volontaire pour s'engager, mais cela lui a été refusé en raison de son âge et il a connu une période de dépression après cela.
En 1917, grâce à une mission artistique aux armées, il peut enfin se rendre sur le lieu de la guerre, et il y peint, non pas la guerre elle même, mais plutôt les lieux ou elle s'est passée.
En effet, Vallotton considère qu'il n'est pas possible de représenter la guerre comme un autre évènement :"Ca ne se dessine pas comme une pomme" dira l'artiste.

Cette peinture est précédée d'une ébauche, fait rare dans la carrière de l'artiste, ce qui rend compte de la difficulté du peintre à peindre la guerre.

Dans une guerre qui est désormais fondée sur la technique, sur la sophistication de l'armement et la puissance de feu, représenter uniquement des hommes n'a plus tant de sens que lors des batailles Napoléoniennes.
Vallotton matérialise ici le combat par ces droites de couleurs: ces manifestations se projettent dans tout les sens, rendant compte des tirs d'artilleries qui frappent de chaque cotés.

Cette manière de représenter le combat rend très bien compte du chaos des batailles de la première guerre mondiale: dans ce tableau, impossible de distinguer deux camps qui s'affrontent de part et d'autre, avec des faisceaux allant dans des sens contraires, la seule indication que nous pouvons trouver est la couleur ainsi que la noirceur des différents faisceaux, que l'on pourrait comprendre comme une concentration des feux plus importante.

Dans ce tableau, pas de soldat vivant ou mort, en revanche la nature porte les séquelles des combats: le feu et la fumée sont présents en plusieurs endroit, les arbres eux n'indiquent aucune vie, l'hostilité est partout.

C'est par cette œuvre très novatrice, et d'ailleurs saluée en son temps que s'achève cet assez long article consacré à l'exposition de Vallotton au Grand Palais, que je vous encourage très fortement à voir.

Je vous dis à très  bientôt sur le blog avec une nouveauté à paraître !

mercredi 16 octobre 2013

Exposition: Le Printemps de la Renaissance 1400-1460

Bonsoir à tous,

L’article d’aujourd’hui porte sur l’exposition qui a récemment débuté au Louvre : Le Printemps de la Renaissance, Les sculpteurs et les arts à Florence 1400-1460.

Cette exposition était segmentée en 10 parties, suivant un plan à la fois thématique et chronologique.

Avant même de rentrer dans le vif du sujet, c’est à dire les arts à la Renaissance, il faut se poser la question du pourquoi de ce nouveau mouvement et pourquoi est il né à Florence ?


Si, comme beaucoup le considère, la Renaissance a débuté à Florence, c’est en grande partie liée à une situation politique et économique très favorable : à cette époque Florence est une république florissante, les libertés, y compris dans le domaine artistique, y sont bien plus avancé que dans le reste de l’Europe et la cité s’enrichit grandement.

File:Wga ghiberti sacrifice of Isaac.jpg
Le Sacrifice d'Isaac, bronze, Ghbierti 1401
En 1401, un concours avais été lancé à 6 artistes pour la réalisation d’un des panneaux d’une porte en bronze du baptistère du dôme de Florence : ce concours, remporté par Ghiberti avec le panneau que vous pouvez voir ci dessus, tandis qu’il était jusqu’alors inconnu, est vu comme l’acte fondateur de la renaissance.

Cette œuvre est intéressante à plus d’un titre : le jeu de relief tout d’abord est très novateur, en jouant ainsi, Ghiberti parvient à créer de la distance entre ces personnages, en les plaçant sur des plans différents : on pourrait avoir l’impression ici de la représentation d’une pièce de théâtre par cet effet.

Ensuite, un autre élément changeant radicalement par rapport à la période précédente sont la représentation des vêtements des personnages : les reliefs et jeux de volumes y sont clairement visible, voir accentués par rapport à la réalité, tandis qu’auparavant les vêtements était représenté de manière lisse, uniforme.
Cet effet sera repris maintes fois et on peut le retrouver tout au long de la Renaissance.

File:From the campanile.jpg

Un autre élément qui marque le début de la Renaissance est cette fois ci architectural, il s’agit de la création du dôme de la cathédrale de Florence par Filippo Brunelleschi.

Ce qui fais la nouveauté de ce dôme est sa structure elle même : contrairement à la période romane ou il y avait dans les grandes constructions un axe central, la construction de Brunelleschi repose sur des calculs mathématiques datant de l’antiquité, et les matériaux utilisé sont aussi bien plus léger que ce qui se faisait habituellement, ce qui à permis à sa création de surplomber toute la ville.

Une petite précision supplémentaire par rapport à la photo : la construction est en fait formé de deux dômes : celui que l’on vois bien sûr, et un autre qui ne nous est pas visible, qui repose en dessous de celui visible pour le soutenir.

Ce mouvement a donc débuté avec quelques artistes très innovants, dont Ghiberti et Brunelleschi sont les fers de lance,  qui marquent une rupture par rapport à la période romane, et vont entrainer avec eux tout un mouvement partageant des thèmes communs.
Spiritelli, bronze, Donatello 1439
Pour revenir à l’exposition, voici un sujet de sculpture qui s’est développé durant cette période, celui des spiritellis, que l’on pourrait traduire en français par chérubins.

Ces spiritellis font typiquement parti des œuvres d’art qui sont à mi chemin entre le sacré et le profane : il est difficile de savoir si ce type de statue avait plus place dans une église ou dans les demeures de marchands de Florence.

Ce type d’œuvre illustre un mouvement qui va du sacré vers le profane : la Renaissance s’est créée sur des thèmes ayant pour attrait le sacré, aussi bien l’œuvre de Ghiberti représentant le sacrifice d’Isaac par Abraham que le dôme de la cathédrale, tout en s’inspirant des modèles antiques.
Ce mouvement se déplace vers le non-sacré et la frontière se brouille alors entre le caractère religieux ou non des œuvres.

Enfin, pour l’anecdote, je vous invite à regarder ce que sont à l’origine les « chérubins », qui ne ressemblaient alors pas vraiment à la sculpture qui vous est présentée !
Buste de Jean Medicis, marbre, Mino da Fiesole 1454
Et voici une dernière œuvre que je vais vous présenter, celle du sculpteur Mino da Fiesole, qui représente ici Jean de Médicis, membre de la famille régnante de Florence.

Cette fois ci, l’œuvre ne laisse plus aucune ambigüité sur le caractère de cette œuvre : elle est  profane et rien ne suggère quoique ce soit de religieux.

En effet, après avoir laissé l’art au domaine publique et visible par tous, la période artistique de la Renaissance évolue vers les palais des riches commerçants, qui tous se font sculpter des bustes, celui ci laissant entrevoir la richesse de son vêtement, ressuscitant ainsi une ancienne tradition romaine.

On peut ajouter qu’en plus de cette tradition, propre aux riches , il était courant dans les milieux urbains aisés de commander des œuvres religieuses pour son domicile, des représentations de la Vierge le plus souvent.
Cette tendance d’importer l’art dans son foyer n’est donc pas uniquement le propre des classes les plus élevées de la société, mais est une tendance assez générale, même si la nature des œuvres d’art diffère selon le milieu.

Lors de cette exposition, on voit donc un double mouvement qui s’amorce sur cette période de 1400 à 1460, un mouvement du sacré au profane, doublé d’un mouvement du domaine publique vers la sphère privée.


Après avoir tenté de donner un aperçu du mouvement de la Renaissance dans la société Florentine, je vais écrire quelques mots sur l’exposition en elle-même.

Cette exposition, comme dis tout au début de cet article est séparée en 10 parties dans un ordre thématique et chronologique, qui furent d’un intérêt et contenu très variable.
Je peux comprendre la volonté du commissaire d’exposition d’arriver à présenter 10 thèmes, pour avoir un chiffre facilement mémorisable, qui marque les esprits des visiteurs.
Le problème c’est que, du fait à la fois de la contrainte de l’espace disponible, mais aussi de la possibilité d’acheminer des œuvres pour l’exposition, il est strictement impossible de présenter un contenu qui soit conséquent pour tout les thèmes abordés.

Le résultat, c’est que l’on se demande parfois dans l’exposition quelle est la raison d’une partie tant le nombre d’œuvre est réduit, en plus parfois de l’importance relative du sujet abordé.
L’exposition aurait à mon sens gagné en clarté en réduisant à quelque chose comme 3 parties ou peut être un peu plus, mais certainement pas 10 !
Enfin une dernière remarque sur les points négatifs, j’aurais apprécié avoir une petite présentation de l’art roman, car montrer les liens entre l’art de la Renaissance et l’antiquité n’est pas tout, il faudrait aussi pouvoir voir et comprendre en quoi cette période est une rupture par rapport à ce qui se faisait précédemment.

Terminons tout de même sur une note positive, cette exposition est l’occasion d’un voyage dans le temps et cela nous permet de voir un peu plus concrètement ce qui se faisait à cette période, dont on à bien souvent une idée assez vague.

Bien que pas exempte de défauts à mes yeux, je vous conseille, une fois n’est pas coutume, d’aller voir cette exposition et de vous faire votre impression sur ces œuvres et sur l’exposition elle même.

Voici pour cet assez long article, je vous dis à bientôt et espère que vous aurez réussi à aller jusqu’au bout !

vendredi 27 septembre 2013

Rétrospective Georges Braque

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, comme promis il y a maintenant une semaine, je vais vous parler de la rétrospective consacré à Georges Braque au Grand Palais.

Pour ne rien vous cacher, j’ai écris un autre article sur l’exposition, et même en tentant d’être synthétique et d’occulter certaines périodes, je parvenais à un texte bien trop long : j’ai donc décidé de réduire cet article à l’essentiel : quelles sont les inventions majeures de Georges Braque dans la création artistique selon moi.




Lors de l’exposition de 1908 de Braque, organisé par Guillaume Apollinaire, un de ses amis, les peintures présentés, de la même série que la peinture présentée ci dessus, font dire à Matisse que Braque peint avec des « petits cubes », l’expression est reprise par les critiques d’art de l’époque : l’artiste viens d’inventer le cubisme.

Sur cette peinture, on peut encore distinguer clairement la réalité, les bâtiments et la végétation sont clairement identifiables, bien que dépourvus de détails, reconnaissable uniquement à leurs formes.

 Ce ne sera toutefois pas toujours le cas, comme on peut le voir sur cette peinture de la période artistique suivante.

Ici, certains aurons du mal à le croire, l’œuvre est censé représenter un homme avec une guitare, comme l’indique le titre.

Cette période est le fruit d’une intense collaboration avec Picasso et ils sont parvenus à créer un système de représentation: il y a une fragmentation extrême des éléments, tout est présenté sur le même plan, la profondeur est abolie ; cette période dite du cubisme analytique, se tourne vers l’abstraction.

Ces nouvelles caractéristiques posent un problème de lisibilité : seuls certains éléments peuvent suggérer qu’un homme est bien représenté: on voit en bas à gauche de la silhouette deux bandes former un angle qui suggèrent un coude replié, avec un peu plus à droite une bande verticale plus claire, qui nous fait l’effet d’être le corps de l’homme, avec un petit cercle dans le haut de cette bande qui pourrais être un bouton de chemise.

La guitare est elle aussi très suggérée, au bout de la bande formant le coude de l’homme, on distingue avec les nuances une forme incurvée qui représente le bas de la guitare, avec un peu plus haut un cercle noire qui correspond à la caisse de résonnance de la guitare.

Dans ce tableau, les couleurs, comme les plans, sont absente, il n’y a ici que des nuances de gris qui nous « aident » a distinguer la silhouette de l’homme et ses différentes parties.

Pour terminer, à titre d’anecdote, il y a des tableaux de cette série encore bien plus difficile à lire, et ou l’on ne parviens qu’a grand peine à voir le moindre élément.


Voici une œuvre de la période suivante de Braque, celle du cubisme synthétique.

George Braque avais juste avant cette création, qui date du début de l’année 1913, créé une nouvelle rupture dans le monde de l’art, étant le premier à réaliser des collages sur ces œuvres.

Les matériaux peuvent être des feuilles de journaux, de cartons, ou de papiers reproduisant des textures comme du bois, par exemple.

Ensuite, comme dans l’œuvre ci dessus, Braque va intégrer  les acquis de ces collages précédant, en créant des imitations de texture, comme ci dessus du faux bois, dans le cubisme, ce qui va être la base du cubisme synthétique.

Les éléments sont ici bien plus reconnaissables que dans le cubisme analytique et le style s’est éloigné de l’abstraction pour coller plus au réel, toutefois, en dépit de quelques objets bien reconnaissables comme les cartes ou la grappe de raisin dans le haut du tableau, la gestion des plans qui se superposent nous rendent difficile d’avoir une vision globale de ce qui est représenté.

Pour terminer sur le cubisme synthétique, si il n’y a ici qu’un seul type de matériau imité, ce n’est pas le cas dans de nombreuses œuvres de la période et cela leurs confère une richesse certaine et permettent de s’ancrer encore un peu plus dans la réalité.

Voici pour ce que je considère comme étant les tournants les plus importants des œuvres de Georges Braque, sachant toutefois que les courants et thèmes abordés sont bien plus nombreux.

Je ne peux que vous encourager à aller voir cette exposition riche de 240 œuvres de l’artiste, pour sa première rétrospective en 40 ans.
 Encore une fois n’hésitez pas à commenter et à partager cet article et à bientôt pour un nouveau sujet.