mercredi 18 décembre 2013

L'Oeuvre du mercredi, number 5

Bonsoir à toutes et tous,

Pour les étudiants lisant ces lignes, j'espère que votre semaine d'examen s'est bien terminée ou le sera prochainement.

Pour cette oeuvre du mercredi, pas de vente aux enchères ni d'exposition, je vais tâcher de faire preuve d'un peu plus de légèreté !

Il y a 2 jours nous nous remémorions l'anniversaire de naissance de Kandinsky en 1866 mais c'est à un autre artiste né un 18 Décembre que l'oeuvre ci dessous appartient.


Certains aurons peut être reconnu le trait caractéristique du peintre allemand Paul Klee, né en 1879 !

Cette oeuvre, comme de très nombreuses du peintre est en effet marquée par cette utilisation de lignes qui séparent l'oeuvre en de nombreuses petites zones.

Voila pour cette oeuvre du mercredi, je vous souhaite à tous de très bonne fêtes et à une prochaine fois !

mercredi 11 décembre 2013

L'oeuvre du mercredi, puissance 4

Bonsoir tout le monde,

N'ayant pas le temps d'écrire des articles sur des vernissages ou expositions, je reste tout de même fidèle au poste pour vous présenter une oeuvre comme chaque mercredi depuis maintenant un mois.

L'oeuvre du jour est l'occasion de faire le lien entre art et littérature: il s'agit d'un portrait de la romancière britannique Jane Austen, que vous pouvez observer juste en dessous.


Cette aquarelle a auparavant toujours été une possession de la famille Austen, et elle a été vendue aujourd'hui même  par Sothebys' à Londres pour 270 000$.

La peinture a été acheté par un acquéreur inconnu, le musée Jane Austen n'étant parvenu qu'à lever la somme de 236 000$ par une opération de crowdfunding, insuffisant donc pour remporter l'enchère.

L'avenir nous dira donc si les amateurs de la romancière pourrons observer ce portrait !

A très bientôt et bonne soirée !

mercredi 4 décembre 2013

L'Oeuvre du mercredi, la troisième

Bonjour bonjour,

Pour cette troisième édition de l'Oeuvre du mercredi, je ne pouvais vraiment pas manquer l'occasion de vous parler de l'artiste francaise ayant marquée la semaine : Laure Prouvost, gagnante du prestigieux prix Turner, distribué par le Tate Museum.


C'est avec une oeuvre murale de ce type, combinant peintures, images très courtes  projetées sur les écrans et sculpture que la francaise a été désignée lauréate.

L'artiste sera plus tard exposée à la galerie Nathalie Obadia et je tacherai de vous tenir au courant à ce propos !

Bonne journée et à bientôt !

mardi 3 décembre 2013

Présentation d'artiste: Isabelle Delacre, entre art et communication

Bonjour à tous,

Après un article sur les liens entre l'art et le financement d'entreprise, je vais maintenant vous parler de l'art en tant que support de communication.

Tout le monde connaît les activités de mécénat de plusieurs grandes entreprises comme Cartier ou les activités de collectionneur de dirigeants renommés comme Bernard Arnault ou Francois Pinault.

Ces investissements, qui servent la réputation de groupes, ne concernent pas directement leur communication visuelle. Je vous révèle aujourd’hui une démarche plus concrète puisqu’il s’agit d’enrichir l’identité graphique de ces marques.

L'artiste que je vous présente se nomme Isabelle Delacre. Diplômée d'école supérieure de graphisme, elle a travaillé pendant 27 ans dans le design de marque. Il y a quelques années, elle réalise une synthèse de sa formation artistique et de son expérience en entreprise pour proposer une solution innovante et audacieuse.

Celle-ci consiste à concevoir et peindre des toiles intégrant le logo d'une marque dans le respect d’un cahier des charges . Cette démarche permet aux entreprises de se distinguer visuellement lors d'événements inter-professionnels. Les toiles peuvent être reproduites sur une large gamme de supports renforçant ainsi l’image des entreprises.

Vous pouvez l'observer avec l’exemple ci-dessous réalisé dans le secteur de la Finance et qui échappe à une communication standardisée et sans surprise.




Utiliser l'art pictural pour communiquer est une alternative plus qu'intéressante alors que la notoriété des entreprises demeure un élément vital de survie dans un contexte de forte concurrence.

Pour en savoir plus, je vous conseille de visiter le site d'Isabelle Delacre, auquel vous pouvez accéder en cliquant ici.

Je vous retrouve mercredi pour la présentation d'une nouvelle oeuvre ayant marqué l'actualité, et d'ici là, bonne journée à tous !

Conception et création picturale Isabelle Delacre- Tous droits réservés



mercredi 27 novembre 2013

L'Oeuvre du mercredi, deuxième édition !

Salut à tous,

Pour cette nouvelle présentation de l'Oeuvre du mercredi, je vous parlerais d'un artiste chinois: Chu Teh Chun.

C'est un artiste qui marque doublement l'actualité: il a battu son propre record de vente cette semaine à Hongkong avec cette peinture abstraite de 1963 vendue pour 7,7 millions de dollars.



Et si j'ai choisi cette oeuvre, c'est aussi parce que l'artiste est actuellement exposé à Paris à la Pinacothèque, vous pouvez donc dès à présent aller observer les oeuvres de ce peintre.

Je vous encourage bien évidemment à profiter de l'occasion pour aller voir l'exposition, ou je compte moi même me rendre très prochainement !

Je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle édition de l'oeuvre du mercredi !




mercredi 20 novembre 2013

Nouvelle rubrique: L'oeuvre du mercredi

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, comme promis à la fin du dernier article, j'inaugure une nouvelle rubrique sur le blog qui paraîtra chaque semaine.

Le principe est simple: tout les mercredi je vous présenterais une oeuvre qui a marqué l'actualité artistique dans un article assez bref.

Et pour commencer cette nouvelle rubrique, je vais vous présenter l'oeuvre d'un artiste qui fut un peu le "3ème homme" de la semaine dernière: Andy Warhol.

Silver Car Crash ( Double Disaster)
On a beaucoup parlé, et moi compris, des record de vente battus par Francis Bacon et Jeff Koons, mais un autre record a été franchi la semaine passé lors d'une vente Sothebys.

En effet, cette peinture monumentale d'Andy Warhol de 2,43 mètres sur 4, peinte en 1963, a été vendu pour 104 millions de dollars, le record de l'artiste !

Ce n'est donc pas cette vente qui démentira la santé presque insolente du marché de l'art, et cela laisse a présager de nouvelles ventes spectaculaires à l'avenir.

Voici pour ce premier article de L'oeuvre du mercredi, à la semaine prochaine pour une nouvelle oeuvre !


lundi 18 novembre 2013

Exposition Vallotton, Grand Palais

Bonsoir à tous,

Aujourd'hui je m'attaque à un exercice assez difficile, puisqu'il s'agit de vous présenter un artiste dont je n'avais jamais entendu parler auparavant, Félix Vallotton.

Il est actuellement exposé au Grand Palais dans une exposition intitulé Félix Vallotton, Le Feu sous la Glace.

Autoportrait à l'âge de 20 ans, 1885
Avant de commencer à parler des œuvres, parlons de l'artiste ! Vallotton est un artiste né Suisse, mais naturalisé français, auteur de 1700 tableaux, plus de 200 gravures, 30 écrits sur l'art et même 10 pièces de théâtre !
Il a pendant un temps été attaché au groupe des Nabis,  un mouvement post-impressioniste d'avant garde dont on entre autres fait partie Maurice Denis et Paul Sérusier.

Vallotton est un artiste considéré comme inclassable, et reste assez méconnu à notre époque.

Le Bain turc,1907

Voici une œuvre majeure de l'artiste, le Bain Turc.

On peut voir ici des éléments thématiques et stylistiques qui se retrouveront tout au long de la vie de Vallotton.

Commençons par le style: il est assez froid, très précis dans les formes, presque chirurgical.
Vallotton est en effet un "partisan" de la pureté de la ligne, dans son travail, il construit d'abord les contours, avec énormément de soin, et seulement après se charge de la coloration, qui selon lui a moins d'importance.
Il est en cela un successeur d'Ingres, l'artiste de la ligne et de la précision par excellence, pour lequel il a beaucoup d'admiration.

Venons en au thème, celui ci est bien entendu celui des femmes,  on le retrouvera dans de très nombreuses œuvres de l'artiste, et c'est sous ce thème que s'illustre le plus le titre de l'exposition, le feu sous la glace.

Ce n'est pas le tableau qui fait ressortir "le feu" le plus évidemment, mais déjà, sous un vernis de perfection, par la ligne et les couleurs froides, l'atmosphère du tableau semble au départ tranquille, paisible, mais en  y regardant plus précisément on vois déjà poindre une certaine violence.

Par exemple, arrêtons nous sur les visages; il y a 6 femmes présentes dans le tableaux, et on n'en vois précisément que 3, et aucun de ceux ci ne porte la moindre trace de joie ou d'affection: dans ce moment d'intimité, les regards sont au contraire soit inquisiteurs, soit ébahis.
Chez Vallotton, on retrouve très souvent ce sentiment qui semble de l'aigreur: il peint des personnages esthétiques, beaux, mais dont on vois les vices cachés.

Plus loin que le thème général des femmes, c'est sur la confrontation des sexes que Vallotton travaillera, et comme on le vois ici, même en faisant un tableau uniquement féminin, le conflit est déjà présent.
Le clivage homme-femme dans l'oeuvre de l'artiste ira croissant et ira dans ses dernières créations jusqu'a la barbarie.

La Chambre Rouge,1898

Difficile de mettre plus en évidence la distance dans un couple que sur ce tableau !

Dans cette peinture, on aperçois les deux personnages en dernier, l'œil est d'abord attiré par la couleur de la pièce, en particulier la table en bas à gauche, sur laquelle repose une canne dont l'équilibre semble tenir du miracle, en écho au couple présent dans le tableau.

En plus de la canne, l'endroit ou se situent les personnage tend aussi à donner l'impression que la rupture est proche: ils sont entre la pièce de vie et un lieu sombre, dans l'embrasure d'une porte.

C'est bien sur par la couleur que cette impression se fait la plus forte, entre une pièce rouge, rappelant la vie et presque l'intimité du couple, et la pièce du fond qu'ils occupent ou ne filtre aucune lumière.

La posture de l'homme est elle aussi révélatrice, on sent bien dans sa manière d'être qu'il essaie de convaincre la femme, il tente d'être persuasif, mais à la manière même dont le tableau est construit, et connaissant le point de vue de Vallotton sur la vie conjugale, on devine bien aisément comment cela se terminera.

Encore une fois, on retrouve très bien cette idée de tension sous-jacente, avec un titre de tableau d'ailleurs très évocateur: on se focalise d'abord sur la chambre, mais le sujet principal de la peinture est en fait le couple et ses tourments, que l'on découvre ensuite.

Orphée dépecé, 1914
Dans ce tableau qui se situe vers la fin de l'activité de Vallotton, il ne dissimule plus la guerre des sexes, il va même très largement vers la caricature !

Après une vie passée dans laquelle il se trouvait en conflit permanent avec sa famille et particulièrement les femmes de son entourage, le début du féminisme ne fait que jeter de l'huile sur le feu.

Dans ce tableau inspiré d'un évènement mythologique, dont le thème passe d'ailleurs complètement au second plan, on a la représentation crue d'un massacre en règle.

Sans m'attarder sur cette œuvre, elle constitue le paroxysme de la violence entre homme et femme et on voit bien l'évolution de l'artiste, dont on peut maintenant ressentir pleinement l'aigreur, presque la haine face à une société mondaine ou les femmes se font le baromètre de l'opinion public et juges de chaque évènement, notamment artistique.

Verdun, 1917
Et je terminerais cet article avec un tableau complètement différent, peint par Vallotton, vous l'aurez deviné, à l'occasion de la bataille de Verdun en 1917.

Au début de la guerre, Vallotton était volontaire pour s'engager, mais cela lui a été refusé en raison de son âge et il a connu une période de dépression après cela.
En 1917, grâce à une mission artistique aux armées, il peut enfin se rendre sur le lieu de la guerre, et il y peint, non pas la guerre elle même, mais plutôt les lieux ou elle s'est passée.
En effet, Vallotton considère qu'il n'est pas possible de représenter la guerre comme un autre évènement :"Ca ne se dessine pas comme une pomme" dira l'artiste.

Cette peinture est précédée d'une ébauche, fait rare dans la carrière de l'artiste, ce qui rend compte de la difficulté du peintre à peindre la guerre.

Dans une guerre qui est désormais fondée sur la technique, sur la sophistication de l'armement et la puissance de feu, représenter uniquement des hommes n'a plus tant de sens que lors des batailles Napoléoniennes.
Vallotton matérialise ici le combat par ces droites de couleurs: ces manifestations se projettent dans tout les sens, rendant compte des tirs d'artilleries qui frappent de chaque cotés.

Cette manière de représenter le combat rend très bien compte du chaos des batailles de la première guerre mondiale: dans ce tableau, impossible de distinguer deux camps qui s'affrontent de part et d'autre, avec des faisceaux allant dans des sens contraires, la seule indication que nous pouvons trouver est la couleur ainsi que la noirceur des différents faisceaux, que l'on pourrait comprendre comme une concentration des feux plus importante.

Dans ce tableau, pas de soldat vivant ou mort, en revanche la nature porte les séquelles des combats: le feu et la fumée sont présents en plusieurs endroit, les arbres eux n'indiquent aucune vie, l'hostilité est partout.

C'est par cette œuvre très novatrice, et d'ailleurs saluée en son temps que s'achève cet assez long article consacré à l'exposition de Vallotton au Grand Palais, que je vous encourage très fortement à voir.

Je vous dis à très  bientôt sur le blog avec une nouveauté à paraître !